Test Squids Odyssey

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Squids Odyssey, explorons l’Océan-Monde

 

          

Squids Odyssey, c’est l’histoire épique d’une poignée d’irréductibles guerriers calamars devant faire face à un terrible torrent noir.

Le jeu est un nouveau-né du studio Game Bakers, et consiste en une compilation des deux précédents épisodes : Squids, sorti en 2011 sur IOS ; et Squids Wild West, apparu en 2012. La série a connu des portages sur PC, Mac, Android, Wii U, ou encore sur 3DS, et c’est sur Nintendo Switch qu’elle a débarqué ce 5 juillet dernier. Moi, c’est avec cette version que je la découvre. C’est pourquoi je ne me permettrai pas de critiquer ce jeu au regard de ses prédécesseurs. 

 

 

 

 

 

UNE VARIÉTÉ GRAPHIQUE FORMIDABLE

Me voilà donc plongeant dans l’océan à la rencontre de mes premiers compagnons squids, et c’est très agréablement que je découvre un univers varié et coloré : autant dans les multiples tableaux que l’on nous invite à parcourir que dans les panneaux qui les articulent entre eux. C’est la toute la beauté et la diversité de formes et de couleurs que l’on espère découvrir dans les fonds marins.

Les personnages ne sont pas non plus en reste. En plus de posséder chacun un caractère bien trempé (j’ai particulièrement apprécié Clint, le vieux schérif fuyant la retraite), tous ont une identité esthétique assez marquée et sont customisables ! Notons qu’ils sont en plus tous extrêmement kawaii, ce qui n’est pas pour nous déplaire.

 

Les influences enfin sont remarquablement variées. Les niveaux nous invitent en effet à passer tour à tour par la Grèce antique, le Japon traditionnel, ou encore le Far West. Des influences dont les personnages témoignent également, à commencer par le samouraï Sammo qui porte le mawashi, cette ceinture traditionnelle des sumos. Le joueur cinéphile ne sera pas déçu non plus en découvrant les voyages à dos de tortue, clin d’œil évident au Monde de Nemo des studios Pixar (Andrew Stanton et Lee Unkrich, 2003). Tandis que celui cinéphile ET japanophile sera ravi de rencontrer Winnick, calamar vieux et imposant qui rappelle cet esprit effrayant mais amical qui accompagnait Chihiro dans l’ascenseur menant aux appartements de Yubaba (Le Voyage de Chihiro, Hayao Miyazaki, 2001).   

Winnick

Le Voyage de Chihiro, Hayao Miyazaki, 2001

 

UN SCÉNARIO TROP DISCRET

 

C’est là le principal défaut que j’ai trouvé à ce jeu. Globalement, le torrent noir a recouvert puis corrompu les crevettes, bernard l’hermite et autres crustacés. Dès lors, tout en se battant contre leurs adversaires au passage, les squids doivent absolument mettre fin à ce fléau. Quelques lignes de dialogues permettent le déroulement du scénario entre les différents niveaux mais ça ne prend pas. Peut-être les personnages mériteraient-ils à être un peu plus approfondis ? Peut-être le sous-texte écologique induit par la représentation d’une marée noire devrait-il être un peu plus présent ? J’ajouterai que, si un scénario travaillé paraît accessoire dans un jeu mobile (qui a besoin d’une histoire qui tienne en haleine pour faire une partie de Candy Crush entre deux arrêts de tram ?), en apporter un me semble plus intéressant dans le cadre d’un jeu sur console de salon auquel on est, de fait, très susceptible de consacrer plusieurs heures d’affilée.

Reste que c’est aussi, évidemment le gameplay qui fait la qualité d’un jeu vidéo et lui donne parfois toute sa saveur. En termes de gameplay d’ailleurs, ce Squids Odyssey n’a pas à pâlir de quoi que ce soit.

 

UN GAMEPLAY AGRÉABLE ET NOVATEUR

 

La grande proposition de ce jeu, c’est de faire se mélanger RPG tactique et système de visée. Ainsi, on nous propose de nous constituer une équipe de quatre squids parmi de nombreux possibles que l’on débloque au fil de l’aventure. Tous sont partagés en quatre classes qui ont chacune leur lot de spécificités : les éclaireurs, les soigneurs, les guerriers, et les tireurs. Il est possible d’équiper nos personnages avec des casques que l’on doit trouver dans les différents niveaux et/ou obtenir directement dans la boutique en échange de perles. Nos personnages peuvent également bien sûr monter de niveau, mais ici aussi, cela se fera contre quelques perles !

Le mode d’exploration des niveaux s’inspire lui aussi largement du RPG tactique puisqu’il se base sur un système de tour par tour où les ennemis agissent après les personnages. Ici en revanche, le damier habituel des RPG tactiques (que l’on retrouve dans Dofus par exemple – Ankama – 2004) est oublié pour un système de visée ma foi fort sympathique. Il s’agit, pour se déplacer comme pour attaquer ses adversaires, d’étirer les tentacules de son squid pour se projeter dans la direction voulue. Il est par ailleurs possible de doser le tir pour maîtriser la longueur de la distance à parcourir.

Les interfaces quant à elle, malgré le fait qu’elles puissent être un peu abruptes au premier regard, sont finalement très faciles à prendre en main. Tandis que cette mécanique de visée, mariée à ce cadre de RPG tactique, est des plus agréable.

 

SquidsO_Stomp.gifSquidsOdyssey_gameplay_2.png

 

 

 

 

 

 

 

LES SQUIDS FENDENT LES FLOTS !

 

Pour moi, ce jeu est plutôt une bonne découverte. Finalement, même si le scénario reste un peu derrière, le gameplay est remarquable et l’esthétique du jeu est toujours très agréable.

La variété des influences et des références est très plaisante à explorer et j’ai notamment apprécié celles adressées à la culture japonaise ! Je reste moi-même un japanophile éternel. L’univers à explorer est vaste et mérite bien l’appellation que je lui accorde d’Océan-Monde. Le jeu offre en plus, malgré des mécaniques de base assez simples, un challenge digne d’être accepté. La difficulté est au rendez-vous, et cela déjà dans les dix premiers tableaux. Entre les oursins, les crustacés hostiles et les gouffres, il faut bien être prudent et stratégique !

J’ai pris plaisir à jouer à Squids Odyssey, pense bien continuer à affronter le torrent noir, et espère qu’il en sera de même pour vous !

 

Auteur : Simon Morgan

 

A SUIVRE…

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Last modified: octobre 30, 2018

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